Les zombies avançaient lentement vers eux. Atalycus et Fender savaient bien que leurs prouesses au combat étaient de loin inférieures à celle de Shanka ou bien de Scar (bien que celui-ci était encore sur le sol).

Mais, ils étaient le dernier rempart et malgré leurs faiblesses relatives, ils devaient retenir quelques instants les morts vivants, juste un peu. Les deux autres compagnons ne pouvaient rien faire: Brick était aux prises avec un zombie alors que Shanka était partie l’aider.

Les zombies, bien que lent, étaient tout de même très forts. Et malgré tous ses talents, il semblait que la lame d’Atalycus ne portait pas au but. La situation semblait désespérée pour lui. L’ennemi progressait lentement et surement. La cavalerie formée de Brick et Shanka n’était pas encore prête à les remplacer dans ce corridor exigu et puant.

Les zombies chargèrent Atalycus et Fender, essayant de les mordre et de les frapper avec des pattes de chaises ou autres objets à leur portée immédiate.

Atalycus fut projeté violemment sur un des murs par la force surprenante des zombies tandis que Fender, usant d’agilité, évitait la charge. Visiblement sonné par cette attaque, il ne vit jamais le coup venir et un bâton s’écrasa sur son crane.

La douleur le fit s’écrouler sur le sol et la souffrance le couvrit comme un linceul noir et froid, le plongeant dans une obscurité totale et sans fond. Là, il était hors du temps et protégé de la douleur et du mal des hommes.

Hors du temps et privé de ses sens, il s’en passe des choses dans une tête.

Pourquoi, réellement, était-il descendu dans ce donjon pourri?

Pour quelques pièces d’or?

La gloire, la renommée?

Ces choses semblaient tellement loin et inutiles, sans buts et combien passagères.

Au fond, que lui restait-il présentement?

Seulement quelques souvenirs. L’or était loin et sans utilité ici. Et si, quand il allait mourir, il ne lui restait que ses moments importants de sa vie pour l’éternité?

Préférait-il se souvenir éternellement de ce donjons horrible, des rues encombrées et sales de Ptolus? Ou encore des tendres choses qui le réconfortaient quand le désespoir cognait à sa porte?

Il se rappelait de ses moments de joies quand il courrait dans les champs avec ses amis.

Quand, assit en haut de la colline de Glarfiendel, il mangeait un repas préparé par sa mère en regardant Ptolus au loin et que la brise lui caressait le visage ses doigts invisibles.

Quand il a vu la première fois son père à 10 ans: un elfe accompagné de ses amis. Ils étaient habillés de vert et ils portaient tous des armures de cuirs. Ils étaient tous arrivés sur de majestueux chevaux blancs. Comme Atalycus les avait trouvé intriguants et beaux, le sourire de sa mère revoyant son amour et la tendresse dans les yeux de son père qui, pour la première fois depuis des années, s’étaient posés sur sa femme et son fils.

Il se rappelait de ses grandes marches en forêt avec son père lorsque celui-ci venait le visiter et qu’il lui parlait de ses étranges rencontres, de nymphes des bois et autres créatures mystiques.

Quand il partait à la chasse aux champignons avec sa mère dans la forêt.

Des odeurs de bois, du chant des oiseaux et du calme envoutant qui le remplissait quand il apposait sa main sur ces majestueux chênes centenaires.

Ses journées assis sur la berge de la rivière de Rilfialdil à pêcher et profiter du soleil.

C’était ces mémoires qui lui réchauffaient le cœur et non celle des égouts pourris de Ptolus…

Au fond avait-il fait le bon choix d’aller à Ptolus au lieu de suivre son père dans les grandes forêts quand sa mère était morte? Son père lui avait offert de le suivre mais il avait préféré la grande ville, avait-il passé à côté de sa vraie vocation?

Est-ce que le bonheur était dans la forêt?

Est-ce que dans cette noirceur l’appel de la nature et des grandes étendues sauvages avait été entendue clairement et fort, dans ce silence absolu?

Tant de questions à répondre… Quand il se réveillerait, il faudra faire quelque chose.

6 Responses to “Atalycus, roi des voleurs.. un rodeur?”
  1. Kilimangaro says:

    “This entry was posted on Thursday, February 14th, 2008 at 2:00 pm ”

    Té pas supposé travaillé à cette heure la toi ?

  2. pitheque says:

    jai ecrit sur l’heure du midi

  3. Aquilonien says:

    C’est vraiment très excellent Pithèque (et une superbe contribution!). Tes efforts ne passeront pas inaperçus! Si tu permets, je corrige quelque peu l’orthographe…

    P.S. Kili, t’as attendu à 16h57 pour poster ton message mais il était écrit depuis quelle heure? 😉

  4. Global says:

    Finalement Pitheque….peux-tu jouer dimanche?

  5. piteque says:

    ca devrait pas global

  6. Claudius says:

    P.S. Bonne Fête à Scar aujourd’hui….

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